Meg Cabot – Journal dune Princesse, HS Le Roman dune Princesse

Je suis, depuis quelques années, chargée de rapporter les hauts et les bas de la princesse Mia Thermopolis, et c’est donc avec un immense plaisir que je présente aujourd’hui Le Roman d’une Princesse. Les familiers des chroniques de la princesse de Genovia (parues sous le titre Journal d’une Princesse – dix tomes) n’ignorent pas que Mia nourrit depuis longtemps le rêve secret d’être un jour publiée. Ce jour est arrivé ! L’histoire d’amour sur laquelle elle a travaillé pendant des mois et des mois (entre le tome 9, Cœur brisé, et le tome 10, Pour la vie) sort enfin. Les lecteurs trouveront peut-être dans ce livre des personnages ou des événements qui leur rappelleront vaguement la propre vie de Mia : le fait que la sœur de l’héroïne, Mellana, soit une brasseuse de bière émérite (souvenez-vous de la première expérience désastreuse de Mia en la matière dans le tome 7, Petite Fête et Gros Tracas), ou que le chien de l’héroïne s’appelle Gros Louis (presque comme le chat de Mia). Je suis certaine que la princesse ne souhaiterait pas que les lecteurs commettent l’erreur d’y voir une quelconque signification… Qu’ils pensent, par exemple, qu’en inventant le personnage de Hugo, Mia avait en tête quelqu’un de sa connaissance, plus particulièrement quelqu’un qui serait parti à l’étranger, longtemps, puis revenu… (La princesse ferait d’ailleurs sans doute remarquer que Michael Moscovitz et elle ne sortaient même pas ensemble lorsqu’elle a écrit ce roman. Quant à savoir s’ils forment désormais un couple, je vous invite à le découvrir dans le tome 10 du Journal d’une Princesse.) Tous les droits d’auteur de ce livre seront reversés à Greenpeace, son O.N.G. préférée. Et même si Mia ne passera pas une année avant l’université, comme elle en a pourtant caressé l’idée autrefois, à arpenter les mers, sur un canot pneumatique, pour protéger les baleines des harpons, les revenus générés par les ventes de ce titre aideront quelqu’un d’autre à le faire. Ainsi, grâce à ce roman, les vœux humanitaires d’une princesse seront exaucés. Et, pour tous ceux qui, grâce à Mia, ont réalisé leur rêve ‒ vivre le quotidien d’une princesse ‒, voici l’occasion d’accéder aux rêves les plus secrets de cette princesse. Bonne lecture ! Meg Cabot Janvier 2009 Angleterre, 1291 Le faucon était revenu. Finnula le vit à l’instant où elle poussa les volets en bois de sa chambre pour s’assurer que le shérif et ses hommes étaient déjà partis.


L’énorme rapace brun au regard malfaisant, perché sur le toit en chaume du poulailler, était impassible. Il avait occis deux des poules favorites de Mellana, la semaine précédente, et il en épiait une troisième, celle que Mel appelait Greta. Le volatile moucheté grattait le sol boueux à la recherche de reliefs de nourriture. En dépit du crachin glacial et persistant qui gouttait sur son plumage, le faucon restait aussi immobile qu’une statue. Finnula le savait prêt à fondre sur sa proie, pourtant. Aussi vive que n’importe quel archer du comté, Finnula s’empara du carquois suspendu à une colonne du lit et visa le prédateur. La pièce était mansardée, et les poutrelles étaient si basses au niveau de la fenêtre qu’elles la déséquilibraient légèrement. Tirant la corde élimée de son arc, Finnula concentra son esprit sur la cible en contrebas : quelques plumes ébouriffées sur la poitrine de l’oiseau meurtrier. Elle n’entendit ni le pas de sa sœur qui grimpait jusqu’à cette chambre qu’elles partageaient autrefois, ni le craquement de la porte lorsqu’elle l’ouvrit en grand. — Finn ! Les accents d’épouvante dans la voix de Christina surprirent tant Finnula qu’elle relâcha la corde trop tôt. Avec un bruit sec, la flèche s’envola par la fenêtre ouverte pour aller se planter aux pieds du faucon, dans le chaume. Toute inoffensive qu’elle fût, elle provoqua le cri indigné du prédateur et son envol. — Va au diable, Christina ! jura Finnula en se redressant d’un bond et en pointant un index accusateur vers la cour. C’était une très bonne flèche ! Comment vais-je la récupérer ? Elle est fichée dans le toit du poulailler ! Christina était adossée au chambranle de la porte. L’ascension de l’étroit escalier avait rougi ses joues replètes, et l’une de ses mains reposait sur son large buste qui se soulevait à un rythme effréné.

— Palsambleu, Finnula ! haleta-t-elle lorsqu’elle eut enfin retrouvé l’usage de sa voix. Ne réfléchis-tu donc jamais ? Le shérif n’est point parti depuis cinq minutes que tu tires déjà sur de pauvres oisillons innocents ! — Innocents ! Pour ta gouverne, il s’agissait du faucon qui attaque les poules de Mellana ! Finnula fit glisser sur son épaule la lanière en cuir tanné de son carquois. — As-tu donc perdu la tête ? Si le shérif avait vu la flèche sortir de cette chambre, il aurait rebroussé chemin pour venir t’arrêter sur-le-champ. — Fi donc ! rétorqua-t-elle moqueusement. Arrêter une douce jouvencelle comme moi ! Il deviendrait aussitôt l’homme le plus haï du Shropshire. — Que nenni ! Tu oublies le cousin du comte… Maintenant qu’elle en était à son huitième mois de grossesse, Christina ne parvenait plus à se mouvoir avec son agilité coutumière, et elle s’affala en soupirant sur le lit que ses cadettes partageaient ; les boucles auburn qui s’étaient échappées de sa coiffe rebondirent. — Pourquoi refuses-tu d’entendre raison, Finn ? Monseigneur sait pertinemment que c’est toi qui braconnes dans ses bois… — Ah oui ? Dois-je te rappeler que Hugo Fitzstephen est en Terre sainte depuis dix ans et que personne n’a eu de ses nouvelles depuis la Saint-Michel ? Depuis que ce dégoûtant personnage qui lui sert de bailli a appris qu’il avait été fait prisonnier par les Sarrasins. — Quand cesseras-tu de manquer de respect à nos maîtres ? Reginald Laroche est le cousin de Sire Hugo, et il veille sur le domaine des Fitzstephen en son absence. Comment oses-tu le traiter ainsi ? Tu sais pourtant que nous lui devons les mêmes égards que s’il était notre seigneur. Comment oses-tu… — Tu parles de respect ? Il n’aura droit au mien que lorsqu’il le méritera. En attendant, ne me demande pas de lui donner du monseigneur. Car aucun suzerain digne de ce titre ne traiterait ses vassaux avec tant de… Christina soupira derechef, cette fois d’exaspération, et interrompit sa sœur, à la langue si bien pendue : — À ta guise, Finnula. Je sais qu’il ne sert à

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